belgiqueLa situation financière des casinos français est en constante diminution depuis ces cinq dernières années. Les établissements terrestres redoublent pourtant de vigilance pour maintenir leur activité mais trop d’événements leur ont causé un lourd préjudice (interdiction de fumer dans les lieux publics, contrôle d’identité à l’entrée des établissements, légalisation des jeux en ligne, crise…). Chez nos voisins belges le constat est similaire. Les neuf casinos (quatre casinos installés en Flandre, les quatre autres en Wallonie et celui de Bruxelles) enregistrent une baisse du taux de fréquentation de l’ordre de 20 % en l’espace de seulement cinq ans. Le casino de Bruxelles qui est le plus gros établissement de Belgique n’a jamais réussi à être bénéficiaire. Depuis sa création en 2006, ce casino a accumulé les pertes qui atteignent aujourd’hui les 80 millions d’euros.

Devant ce constat inquiétant, le groupe Partouche a fait savoir qu’il se séparait de son casino de Dinant étant donné qu’il n’a pas réussi à devenir rentable. Le grand groupe français qui se trouve actuellement dans de grosses difficultés financières a pris la décision de vendre ce casino qui lui coûtait trop d’argent. Cette dernière nouvelle a de quoi inquiéter l’ensemble de la profession des jeux terrestres qui craignent pour leur avenir. Ils estiment que plusieurs facteurs les ont précipités à leur perte. Il s’agit de l’interdiction de fumer dans les établissements, la concurrence des casinos et surtout l’ouverture des jeux d’argent en ligne. Ce dernier point a été fatal pour les casinos qui ont vu leurs joueurs déserter leurs tables de jeux. Ils préfèrent jouer de chez eux à toute heure de jour comme de nuit sans être obligés de se déplacer.Les dirigeants des casinos s’inquiètent également du taux très élevé des taxes qu’ils n’arrivent plus à s’acquitter. Ils voudraient que la législation prenne en compte leur situation et diminuent ces taxes de manière à leur permettre de sortir la tête de l’eau. Ils espèrent que cette demande sera entendue comme l’ont déjà fait certains pays de l’Union Européenne qui ont compris que les casinos terrestres peinent aujourd’hui à maintenir leur activité et qu’il est nécessaire de leur donner un coup de pouce.