Elle gagne sur la machine à sous d’un casino dont elle était bannie, il refuse de la payer

Tamara Bean, joueuse de machine a sous de l’Ameristar Casino Hotel de Council Bluffs et interdite de casinoImaginez un seul instant que vous réussissiez, après de multiples essais, à gagner de l’argent sur une machine à sous et que le casino refuse de vous payer alors que vous n’avez pas triché. Difficile à envisager, n’est-ce pas? C’est pourtant ce qu’a vécu Tamara Bean, une joueuse américaine que l’Ameristar Casino Hotel a décidé de ne pas payer après un tour gagnant sur l’une de ses machines à sous.

Et vraisemblablement, il y a peu de chances que la plaignante ait gain de cause dans cette affaire.

Sur la liste noire du casino

Certains antécédents sont parfois lourds de conséquences dans notre vie. C’est sans doute l’une des leçons que retiendra Tamara Bean de cette histoire. Joueuse régulière depuis plus de 15 ans, la jeune femme fréquentait les casinos de la région de l’Iowa depuis le début des années 2000. Au nombre de ceux, l’Ameristar Casino Hotel de Council Bluffs où elle avait ses habitudes, mais d’où elle a été bannie.

En effet, en 2002, elle a été expulsée de l’établissement pour détention de marijuana. L’établissement la boute dehors et l’inscrit par la suite sur sa liste des joueurs à risque. En principe, elle est donc interdite d’accès à cet établissement, mais aussi dans  plusieurs autres de la région.

Du laxisme et une “une nouvelle identité”

Mais comment, une femme interdite d’accès à un casino parvient-elle encore à gagner de l’argent sur l’une des machines à sous de ce même établissement ? La réponse à cette question tient en deux points essentiels.

Le premier est le laxisme dont ont fait montre les dirigeants dudit casino pendant plusieurs années. En effet, bien qu’elle soit officiellement sur la liste noire de l’établissement, Tamara est revenue jouer à plusieurs reprises dans ce casino au cours de ces dernières années. Et à aucun moment, une quelconque mesure restrictive n’a été prise à son encontre. Tant qu’elle perdait de l’argent au profit du casino, elle était donc la bienvenue dans la maison.

Mais, à la décharge de l’établissement, il faut préciser, qu’au cours de ces dernières années, l’état civil de la joueuse a connu une modification majeure. En effet, lors des faits en 2002, la jeune femme détentrice de marijuana répondait au nom de Tamara Sheffield. Bean, son nom de famille actuel, résulte de son mariage qui a eu lieu entre les deux événements.

C’est donc Tamara Sheffield qui figure sur la liste des indésirables du casino. Plus effacée, Tamara Bean a, pour sa part, même obtenu, il y a quelques mois, une carte de fidélité de la maison dans le cadre d’un parrainage. Elle pouvait donc aller et venir librement dans l’établissement et s’adonner à sa passion pour les jeux d’argent…jusqu’à ce qu’elle gagne.

Une posture incohérente

Dans un tel cas de figure, on est tenté de se demander si le casino n’a pas fait double jeu dans cette affaire. En effet, l’identité complète de la joueuse a surement été connue de l’établissement dès l’émission de la carte de fidélité, car Tamara Sheffield et Tamara Bean possèdent logiquement le même numéro de sécurité sociale.

Ce qui laisse supposer que l’Ameristar Casino Hotel ne contrôle pas vraiment l’identité des joueurs auxquels il accorde ses incitations dans le but de les faire dépenser toujours plus d’argent dans ses murs. Par contre, une plus grande rigueur semble être imposée quand il s’agit de payer les gagnants…

Tamara Sheffield Beans ne verra sans doute jamais la couleur des 1 733 $ qu’elle a gagné ce jour-là ; l’affaire étant quasiment perdue d’avance.